Likkutei Torah · Parshas Acharei · Maamar 3
ביאור הדברים בענין לטהר תטהרו
Explication de « Pour vous purifier… vous serez purifiés »
L’idée centrale
Yom Kippour purifie de deux manières : le « vêtement » extérieur de l’orgueil est effacé d’en haut, tandis que les péchés intérieurs sont purifiés par un cri du plus profond du cœur, qui atteint l’Infini au-dessus du Nom Havaya. À cela se rattache le contraste entre la Torah et les mitsvot : l’étude de la Torah est une véritable annulation de soi qui unit l’âme à l’Infini, tandis que les mitsvot, dont la racine est encore plus élevée, ne descendent que sous la forme d’un vêtement, par les « cheveux » des lois détaillées.
Le maamar en bref
Ce biour explique le maamar précédent sur « vous purifier… vous serez purifiés ». Contempler la grandeur infinie de D.ieu fait éprouver une « vie de douleur » à être éloigné de Lui ; la consolation vient de l’étude de la Torah, dans laquelle l’âme est revêtue du vêtement même de D.ieu et unie à la Lumière infinie sous une lumière enveloppante commune, comme le voile qui permet l’union de Zeir Anpin et de Noukva. Le maamar explique ensuite « Son vêtement est blanc comme la neige » : le Chachmal supérieur, par lequel la Lumière infinie pénètre d’abord dans Atsilout, « gèle » la sagesse divine comme la neige, de sorte qu’elle puisse descendre sous forme divisée et « fondre » en une sagesse que les êtres créés peuvent saisir. De là viennent « les cheveux », c’est-à-dire les lois détaillées, comme le service de Yom Kippour, qui font descendre la Lumière infinie par le bitoul. La Torah, le véritable ayin, est affranchie du temps et de l’espace ; les mitsvot, dont la racine se trouve dans Gulgalta, sont un vêtement et le bitoul d’un yesh, liés au Saint des Saints à Yom Kippour. La kelipa en est le reflet, avec l’orgueil extérieur et le désir intérieur. À Yom Kippour, ce qui est extérieur est effacé « sur vous », tandis que le péché intérieur est purifié « devant Havaya », lorsque Mal'hout s’élève face à face dans l’Infini.
Plan
- L’étude de la Torah comme union avec l’InfiniLa douleur de l’éloignement de D.ieu est consolée par l’étude de la Torah, où une lumière enveloppante commune unit l’âme à la Lumière infinie, comme le voile issu d’Abba et Imma unit Zeir Anpin et Noukva.¶1
- « Son vêtement est blanc comme la neige »Le Chachmal supérieur « gèle » la sagesse divine comme la neige, ou comme la parabole d’un maître, afin qu’elle puisse descendre sous forme divisée et fondre en une sagesse accessible aux êtres créés.¶2
- Les cheveux : les lois détaillées et le service de Yom Kippour« Les cheveux de Sa tête » désignent les lois particulières des actes physiques, comme le service du grand prêtre, qui font descendre la Lumière infinie par le bitoul et la messirout néfech.¶3–4
- La Torah et les mitsvotLa Torah est un véritable bitoul et est affranchie du temps et de l’espace ; les mitsvot, dont la racine est plus élevée, descendent sous la forme d’un vêtement et du bitoul d’un yesh ; les honneurs et l’orgueil sont le yesh de la kelipa.¶5
- Les deux aspects de la kelipaÀ l’opposé de la Torah et des mitsvot, la kelipa possède un aspect intérieur, le désir, qui peut être transformé, et un aspect extérieur, l’orgueil, qui ne le peut pas.¶6–7
- Deux sortes de purification« Sur vous », ce qui est extérieur est effacé ; « devant Havaya », ce qui est intérieur est purifié par un cri venu des profondeurs, qui atteint ce qui est au-dessus du Nom.¶8
- L’élévation de Mal'hout à Yom KippourMal'hout s’élève face à face dans l’Infini ; les deux interprétations du Zohar de « devant Havaya » concordent, et Mal'hout est d’abord purifiée, puis Israël.¶9
Notions clés
- Son vêtement est blanc comme la neigeלבושיה כתלג חיוור
- Le vêtement supérieur, le Chachmal qui enveloppe tout Atsilout et qui « gèle » la sagesse divine afin qu’elle puisse descendre, puis « fondre » en une sagesse que les êtres créés peuvent saisir.
- Les cheveux de Sa têteשער רישיה כעמר נקא
- Des canaux étroits et contractés de lumière divine ; dans la Torah, les lois particulières relatives aux actes physiques.
- Chachmalחשמל
- Une couche enveloppante qui entoure et protège un niveau ; le Chachmal inférieur sépare Atsilout des mondes qui lui sont inférieurs, tandis que le Chachmal supérieur enveloppe tout Atsilout.
- Makifמקיף
- Une lumière enveloppante, qui entoure au lieu de pénétrer ; un makif commun à deux niveaux les unit.
- Annulation du yesh dans l’ayinביטול היש לאין
- La soumission d’un soi qui reste un soi, comme dans les mitsvot, par opposition au véritable ayin de l’étude de la Torah.
- Koach mahכח מ״ה
- La 'Hokhma comme « potentiel du quoi » : l’annulation de soi propre à la véritable sagesse, que les honneurs ne peuvent transformer en yesh.
- L’élévation de Mal'houtעליית המלכות
- À Yom Kippour, Mal'hout s’élève face à face pour recevoir la face supérieure de l’Infini, dans Atik, au-dessus du Nom Havaya.
- Des profondeursממעמקים
- Le cri du plus profond du cœur, l’infini de l’âme, qui éveille l’Infini au-dessus du Nom Havaya.
L’étude de la Torah comme union avec l’Infini ¶1
1ביאור הדברים בענין לטהר1 תטהרו. הנה חיי צער תחיה23 היינו מהתבוננות מגדולת א״ס [אין סוף] ב״ה שכשמו כן הוא אין לו סוף כו׳
Explication des points relatifs à « pour purifier… vous serez purifiés ». Or, « vous vivrez une vie de souffrance » : c’est-à-dire que cela vient de la contemplation de la grandeur de l’Infini (Ein Sof), béni soit-Il, qui est tel que Son nom l’indique : Il n’a pas de fin, etc.,
Ce maamar est un biour, une explication supplémentaire du maamar précédent, « Car en ce jour Il fera expiation pour vous », et reprend ses mots « pour purifier… vous serez purifiés » ; les notes de Kehot le datent de 5570 (1809–1810). Il commence par l’enseignement des Pirkei Avot sur la voie de la Torah : « vous vivrez une vie de souffrance ». Il comprend cette souffrance comme résultant de la contemplation du fait que l’Infini n’a véritablement pas de fin.
ממילא יחיה חיי צער על מה שרחוק מאור פניו ית׳ ותהיה זאת נחמתו אשריך וטוב לך4 בעוה״ז [בעולם הזה] ע״י עסק התורה שהיא חכמתו ושם התלבשות אור א״ס [אין סוף] ממש בחכמה
de lui-même, il vivra une vie de souffrance parce qu’il est éloigné de la lumière de Sa face, béni soit-Il. Et telle sera sa consolation : « heureux es-tu, et il en est bien ainsi pour toi » dans ce monde, grâce à l’étude de la Torah, qui est Sa sagesse ; et c’est là que la Lumière infinie (Or Ein Sof) elle-même est revêtue de 'Hokhma (sagesse).
En voyant combien D.ieu est infiniment grand, l’homme ressent combien il est éloigné de la lumière de Sa face ; c’est cela même, la « vie de souffrance ». Sa consolation est : « heureux es-tu, et il en est bien ainsi pour toi », dès ce monde, grâce à l’étude de la Torah : la Torah est la sagesse de D.ieu, et la Lumière infinie elle-même y est revêtue.
ונמצא מתלבש גם הוא בלבושו של הקב״ה [הקדוש ברוך הוא] ונעשה יחוד א״ס [אין סוף] בנפשו, וזהו יחוד קב״ה [קודשא בריך הוא] ושכינתי׳ וכמבואר בזהר בענין יחוד זו״נ [זעיר אנפין ונוקבא] שהמלאכים מכסים היחוד בגדפין
Il s’ensuit que lui aussi est revêtu du vêtement du Saint béni soit-Il, et l’union de l’Infini s’accomplit dans son âme. C’est là l’union du Saint béni soit-Il et de Sa Chekhina (Présence divine), comme l’explique le Zohar à propos de l’union de Zeir Anpin et de Noukva : les anges couvrent cette union de leurs ailes
Puisque la Torah est le « vêtement » de D.ieu, celui qui l’étudie est revêtu de ce même vêtement, et l’Infini s’unit à son âme. L’Alter Rebbe appelle cela l’union du Saint béni soit-Il et de Sa Chekhina, c’est-à-dire de Zeir Anpin et de Noukva, et rappelle l’image du Zohar : les anges couvrent cette union de leurs ailes.
(והובא בפע״ח [בפרי עץ חיים] שער הקדישים פ״א. ועיין בע״ח [בעץ חיים] שער הארת המוחין פ״ב [פרק ב׳] ועיין מזה ג״כ במק״מ [במקדש מלך] סוף חלק א׳ בהשמטות ד״ה בראשית).
(ceci est cité dans Pri Etz Chaim, Sha'ar HaKaddishim, chapitre 1 ; voir aussi Etz Chaim, Sha'ar Haaras HaMochin, chapitre 2 ; et voir également à ce sujet Mikdash Melech, à la fin de la partie I, dans les Hashmatos, [sur le passage] commençant par « Bereshis »).
Cette parenthèse donne des sources kabbalistiques pour l’image des ailes qui couvrent l’union : Pri Etz Chaim, Etz Chaim et le Mikdash Melech, un commentaire du Zohar, dans les Hashmatos (passages imprimés à part du texte principal du Zohar). Pour Pri Etz Chaim, les notes de Kehot indiquent le chapitre 2 (la fin du chapitre 3) ; elles renvoient également à Etz Chaim, Sha'ar Derushei HaTzelem, discours 2 (les règles des ‘Hassadim et des Guevourot), règle 16.
וכיסוי זה הוא נמשך מבחי׳ או״א [אבא ואימא] כו׳ דהיינו שנמשך מקיף אחד לשניהם לצורך היחוד וכך
Et cette couverture est attirée du niveau d’Abba et Imma, etc. ; c’est-à-dire qu’une lumière englobante (makif) unique est attirée pour les deux, en vue de l’union. De même,
La couverture de l’union vient d’au-dessus des deux partenaires : elle est attirée d’Abba et Imma, les configurations de 'Hokhma et de Bina. Une seule lumière englobante (makif) entoure ensemble Zeir Anpin et Noukva, et c’est cette enveloppe commune qui rend leur union possible.
הוא בעסק התורה נמשך מקיף עליון שמקיף גם את נפשו להתכלל בבחי׳ אור א״ס [אין סוף] בבחי׳ יחוד ע״י מקיף א׳ הכולל ב׳ הבחי׳.
dans l’étude de la Torah, une lumière englobante supérieure est attirée ; elle englobe aussi son âme, afin qu’elle soit incluse dans le niveau de la Lumière infinie, dans un état d’union, grâce à une seule lumière englobante qui inclut les deux niveaux.
L’étude de la Torah agit de la même manière : une lumière englobante supérieure entoure à la fois la Torah et l’âme de celui qui l’étudie, de sorte que cette âme soit incluse dans la Lumière infinie. Puisqu’un seul makif englobe les deux, l’homme et la sagesse de D.ieu sont unis d’une véritable union.
Le maamar commence par montrer comment l’étude de la Torah répond à la souffrance que suscite le sentiment d’être éloigné de D.ieu : celui qui étudie est revêtu du vêtement même de D.ieu, et une seule lumière englobante l’enveloppe avec l’Infini, dans une union unique, à l’image de la couverture qui rend possible l’union de Zeir Anpin et de Noukva.
L’expression essentielle est : « une lumière englobante pour les deux » : deux niveaux sont unis par ce qui les englobe tous deux. Le maamar précédent exprimait la même idée par l’image de deux personnes couvertes d’un même talit : celui dont la pensée et la parole sont revêtues de la Torah, le vêtement même de D.ieu.
Maré mekomot
- 1ביאור הדברים בענין לטהר · מאמר דשנת תק״ע. ראה רשימת המאמרים בסה״מ תקס״ט ע׳ שמב. ראה סידור סג, ב. ראה להלן בהוספות להערות וציונים השוואות לד״ה זה. ובאוה״ת ויקרא-ד ע׳ א׳נה. ביאור ארוך מאדה״א מיוסד על מאמר זה במאמרי אדה״א ויקרא-ב ע׳ תצא.
- 2חיי צער תחי׳ · אבות ו, ד.
- 3חיי צער תחיה · Pirkei Avot 6:4
- 4
« Son vêtement est blanc comme la neige » ¶2
2ועתה נבוא לביאור לבושי׳ [לבושין / לבושים] כתלג חיוור איתא בזהר שהי״ג ת״ד [תיקוני דיקנא]1 נק׳ לפעמים ג״כ בשם לבושי׳ [לבושין / לבושים] כתלג חיוור.
Nous allons maintenant expliquer « Son vêtement est blanc comme la neige ». Le Zohar enseigne que les treize Tikounim de la barbe (Tikouné Dikna) sont parfois eux aussi désignés par l’expression « Son vêtement est blanc comme la neige ».
Le maamar explique à présent l’image tirée de la vision de Daniel : « Son vêtement est blanc comme la neige ». Le Zohar donne parfois ce nom aux treize Tikounim (rectifications) de la barbe, les canaux de miséricorde dans l’image kabbalistique de la Tête suprême.
אך האמת הוא שעיקר הלבוש הוא החשמל ולא החשמל המפסיק בין אצילות לבי״ע [לבריאה יצירה עשיה] כי זהו מחיצוניות בינה והוא בנוגה שמבחי׳ שבה״כ [שבירת הכלים]
Mais, en vérité, le vêtement principal est le Chashmal, et non le Chashmal qui sépare Atsilout de Béria, Yetsira et Assiya ; car celui-ci provient de la dimension extérieure ('hitsoniyout) de Bina (compréhension) et se trouve dans le Nogah, qui relève du niveau de la brisure des réceptacles (chevirat hakélim) ;
Pourtant, le « vêtement » principal est le Chashmal, qui, dans la Kabbale, est une enveloppe qui entoure et voile un niveau. L’Alter Rebbe exclut le Chashmal inférieur qui sépare Atsilout des trois mondes inférieurs, car il provient de la dimension extérieure de Bina et appartient au Nogah, le domaine mêlé issu de la brisure des réceptacles.
אלא הוא החשמל עליון המקיף כל האצילות דהיינו שהתלבשות גבורה דעתיק במו״ס [במוחא סתימאה] הוא ע״י [עתיק יומין] מקיף זה
mais il s’agit du Chashmal supérieur qui entoure tout Atsilout. C’est-à-dire que l’enveloppement de la Guevoura d’Atik dans Mo’ha Stima’a (le cerveau caché) se fait par l’intermédiaire de cet [Or] enveloppant (makif).
Le vêtement dont il est ici question est un Chashmal supérieur qui entoure tout Atsilout. C’est l’enveloppe par l’intermédiaire de laquelle la Guevoura d’Atik, le niveau le plus intérieur de Kéter, est revêtue dans Mo’ha Stima’a, le « cerveau caché ».
(בלקוטי הש״ס [הששה סדרים] מהאריז״ל [מהאר״י זכרונו לברכה] דט״ז ד״ה לכי ומעטי איתא וז״ל [וזה לשונו] כי יש מסך בין עולם לעולם כו׳ ויש בין הא״ק [האדם קדמון] לאצילות מסך וכן בין האצילות לבריאה כו׳ וכל המסכים נק׳ מקיפים עכ״ל [עד כאן לשונו],
(Dans Likkutei HaShas de l’Arizal, de mémoire bénie, folio 16, [dans le passage] intitulé « Va et diminue-toi », il est dit, et voici ses paroles : « Car il y a un écran entre un monde et le suivant, etc. ; et il y a un écran entre Adam Kadmon et Atsilout, de même qu’entre Atsilout et Béria, etc. ; et tous les écrans sont appelés makifim (lumières enveloppantes). » Fin de citation.
Une longue parenthèse appuie cette idée sur le Likkutei HaShas de l’Arizal, à propos du récit talmudique de la lune, à laquelle il fut dit : « Va et diminue-toi. » L’Arizal y enseigne qu’un écran sépare chaque monde du suivant, depuis Adam Kadmon vers le bas, et que tous ces écrans sont appelés makifim, des lumières enveloppantes.
והנה הרמ״ז [הרב משה זכות] ר״פ אמור דפ״ח סע״ב [סוף עמוד ב] גבי כשמן הטוב2 על הראש כתב שגם כתר אריך נחשב מעולם א״ס [אין סוף]3 כו׳ ועיקרו של אצילות מתחיל ממו״ס [ממוחא סתימאה] שהיא חכמה דאריך עכ״ל [עד כאן לשונו] וא״כ [ואם כן] ענין התלבשות גבורה דעתיק במו״ס [במוחא סתימאה]
Or, le Ramaz, au début de la paracha Emor, folio 88, fin du côté b, à propos de « Comme l’huile précieuse sur la tête », a écrit que même le Kéter d’Arikh [Anpin] est considéré comme appartenant au monde de l’Infini (Ein Sof), etc., et qu’Atsilout à proprement parler commence à Mo’ha Stima’a, qui est la ’Hokhma d’Arikh [Anpin]. Fin de citation. Si tel est le cas, l’enveloppement de la Guevoura d’Atik dans Mo’ha Stima’a
Le Ramaz (Rabbi Moché Zacuto), commentant le Zohar au début d’Emor, dit que même le Kéter d’Arikh Anpin est considéré comme faisant partie du monde de l’Infini, et qu’Atsilout à proprement parler commence avec Mo’ha Stima’a, la ’Hokhma d’Arikh Anpin. Il s’ensuit que l’enveloppement de la Guevoura d’Atik dans Mo’ha Stima’a est précisément le point où la Lumière infinie pénètre dans Atsilout.
הוא ענין ההמשכה מאור א״ס [אין סוף] בראשית האצילות וע״כ [ועל כן] התלבשות זו הוא ע״י מקיף זה ומסך הנ״ל ואפשר שזהו ג״כ ענין קרומא דאוירא4 כו׳ ע׳ [עיין] בע״ח [בעץ חיים] שער א״א [אריך אנפין] פ״ז [פרק ז׳]5 שזהו ענין רקיע המבדיל בין מים למים6
est la transmission de la Lumière infinie (Or Ein Sof) au début d’Atsilout ; c’est pourquoi cet enveloppement se fait par l’intermédiaire de cette lumière enveloppante et de l’écran mentionné plus haut. Il est possible que ce soit aussi ce que désigne la « membrane de l’air » (kruma de’avira), etc. ; voir Etz Chaim, Sha'ar Arich Anpin, chapitre 7, où cela est identifié au « firmament qui sépare les eaux des eaux ».
Puisqu’il s’agit du passage de ce qui se trouve au-dessus d’Atsilout vers Atsilout, celui-ci s’opère par l’intermédiaire d’un makif et d’un écran, comme ceux que décrit l’Arizal. L’Alter Rebbe suggère qu’il s’agit peut-être aussi de la « membrane de l’air » (kruma de’avira), qu’Etz Chaim désigne comme le firmament qui sépare « les eaux des eaux ».
ומזה יובן ג״כ ענין סלסלה ותרוממך7 שנתבאר לעיל דענין ההתרוממות הוא מבחי׳ לבושי׳ [לבושין / לבושים] כתלג לבחי׳ ומדרגת שער רישי׳ [רישיה] כו׳ והיינו כי שער רישי׳ [רישיה] הוא מבחי׳ כתר אריך שהוא מעולם א״ס [אין סוף] שלמעלה מהמסך ומהאצילות כו׳).
Cela permet également de comprendre l’expression « Caresse-la, et elle t’élèvera », expliquée plus haut : l’élévation consiste à passer du niveau de « Son vêtement est comme la neige » au niveau et au rang de « les cheveux de Sa tête », etc. En effet, « les cheveux de Sa tête » relèvent du niveau du Kéter d’Arikh [Anpin], qui appartient au monde de l’Infini, au-dessus de l’écran et au-dessus d’Atsilout, etc.)
Cela éclaire également l’enseignement du maamar précédent sur « Caresse-la, et elle t’élèvera » : l’étude attentive des lois élève l’homme de « Son vêtement comme la neige » jusqu’à « les cheveux de Sa tête ». Il s’agit d’une véritable ascension, car « les cheveux de Sa tête » procèdent du Kéter d’Arikh Anpin, qui appartient au monde de l’Infini, au-dessus de l’écran et au-dessus d’Atsilout.
וע״ז [ועל זה] נאמר לבושי׳ [לבושין / לבושים] כתלג חיוור כמו שלג שתחלת הווייתו ממים8 ונקפא ונעשה שלג ואח״כ [ואחר כך] חוזר ונפשר ונמס והיה למים וזהו חכמה בראש חכמה בסוף,910 והוא ע״ד [על דרך] משל
Et c’est à ce propos qu’il est dit : « Son vêtement est blanc comme la neige » : comme la neige, qui commence par se former à partir de l’eau ; elle gèle et devient neige, puis dégèle et fond pour redevenir eau. C’est là « la ’Hokhma au commencement, la ’Hokhma à la fin ». Cela s’entend à titre de parabole (mashal),
Revenons au fil du propos : le vêtement est comme la neige, qui commence par être de l’eau, gèle, puis fond pour redevenir de l’eau. Ainsi, la Torah commence par la sagesse divine et s’achève à nouveau par la sagesse : « la ’Hokhma au commencement, la ’Hokhma à la fin », avec entre les deux une étape de congélation.
כמו משלי שלמה או כמו שהרב מסביר שכל להתלמיד ע״פ משל שכשעומד התלמיד על כוונת רבו במשל זה ומבין השכל עצמו
comme les paraboles de Chlomo (Michlei), ou comme lorsqu’un maître explique une idée à l’élève au moyen d’une parabole : lorsque l’élève saisit l’intention de son maître dans cette parabole et comprend l’idée elle-même,
L’étape figée ressemble à une parabole, telle que les paraboles du roi Chlomo, ou à un maître qui explique une idée au moyen d’une analogie. La parabole est le moyen par lequel l’idée parvient à l’élève, jusqu’à ce qu’il saisisse le sens voulu par son maître et appréhende l’idée elle-même.
הנה נעשה אצלו ג״כ בחינת חכמה כמו שהיה אצל רבו החכמה מתחלה רק שבאמצע נגלד ונקרש לפי שהחכמה לא היתה נתפסת בשכל התלמיד כמות שהי א בעצמה בשכל הרב
elle devient alors également pour lui un niveau de 'Hokhma (sagesse), comme la sagesse l’était d’abord pour son maître ; seulement, entre les deux, elle s’est recouverte d’une croûte et s’est figée, car la sagesse ne pouvait être saisie par l’intelligence de l’élève telle qu’elle est en elle-même dans l’intelligence du maître,
Une fois que l’élève a compris, l’idée devient également pour lui une véritable sagesse, comme elle l’était au départ pour son maître. Entre les deux, elle était « gelée » dans la parabole, car l’élève ne pouvait recevoir la sagesse telle qu’elle est dans l’intelligence même du maître.
רק ע״י משל, וכך הוא בחי׳ לבוש עליון הוא בבחי׳ שלג שנגלד ונקרש עצמיות החכמה לבלתי הגלות נגלות כמות
mais seulement au moyen d’une parabole. De même, le niveau du vêtement supérieur est dans l’état de neige : l’essence même de la sagesse s’y est recouverte d’une croûte et figée, afin de ne pas se révéler ouvertement telle qu’elle
Les mots « mais seulement au moyen d’une parabole » achèvent l’analogie. Le vêtement supérieur fonctionne de la même manière : la sagesse propre de D.ieu se fige comme la neige, afin de ne pas être révélée telle qu’elle est véritablement.
שהיא בעצמה רק אח״כ [אחר כך] חוזר ונמס והיה למים בחי׳ חכמה1112 אצל הנבראים ועל ענין זה נאמר משליך קרחו כפתים כו׳
est en elle-même ; ensuite seulement, elle fond de nouveau et devient de l’eau, le niveau de 'Hokhma pour les êtres créés. C’est à ce sujet qu’il est dit : « Il jette sa glace comme des miettes », etc.,
Ensuite, la neige fond en eau, et la sagesse devient la 'Hokhma que les êtres créés peuvent recevoir ; dans la Kabbale, l’eau est un nom de la 'Hokhma. L’Admour Hazaken cite les versets du Psaume 147 sur la glace et sa fonte comme source.
ישב רוחו יזלו מים מגיד דבריו ליעקב1314 שלהיות מגיד דבריו ליעקב שהוא מבחי׳ יזלו מים נעשה ע״י הקרח שנגלד ונקרש כעין הקרח וכך הוא בענין השלג,
« Il fait souffler son vent, les eaux coulent » ; « Il annonce ses paroles à Yaakov ». Autrement dit, « Il annonce ses paroles à Yaakov », ce qui relève du niveau de « les eaux coulent », advient par l’intermédiaire de la glace, qui s’est recouverte d’une croûte et figée comme de la glace. Il en va de même pour la neige,
Dans le psaume, les paroles de D.ieu parviennent à Yaakov seulement après que Sa glace a fondu et que « les eaux coulent ». La révélation de la Torah à Israël dépend donc du « gel » préalable, et la neige suit le même processus que la glace.
אלא שהשלג הוא בהתחלקות טיפין טיפין כי להיות יורד ההשפעה מוכרח להיות ע״י התחלקות וכמו שנודע מגבורות גשמים15 שיורדים16 ע״י התחלקות שאל״כ [שאם לא כן] היו מבול17 ח״ו [חס ושלום],
à ceci près que la neige est divisée en gouttes, une à une ; car, pour que le flux descende, il faut qu’il passe par une division, comme on le sait de la « puissance des pluies » (guevourot guechamim), qui descendent par fractions, car autrement elles formeraient un déluge, à D.ieu ne plaise.
La neige diffère de la glace en ce qu’elle tombe en une multitude de flocons distincts, car tout flux venant d’en haut doit être divisé pour pouvoir descendre. La pluie, appelée « puissance des pluies », tombe elle aussi en gouttes distinctes ; si elle descendait sans être divisée, ce serait un déluge.
וגם י״ג ת״ד [תיקוני דיקנא] נק׳ בחי׳ לבושים על דרך זה שההארה היורדת דרך השערות שהם חלולים
Les treize Tikouné Dikna, eux aussi, sont appelés un niveau de vêtements de cette manière : [quant à] la lumière qui descend à travers les cheveux, lesquels sont creux,
Les treize Tikouné Dikna sont également appelés « vêtements » en ce sens. La lumière descend à travers les cheveux, qui sont des canaux creux.
הנה השערות הם בחי׳ לבושים והן בבחי׳ פירוד והתחלקות בבחי׳ שלג ונק׳ חיוור ששרש ההשפעה עצמה היא בחי׳ חסד
les cheveux sont un niveau de vêtements ; ils sont dans un état de séparation et de division, comme la neige, et sont appelés « blancs », car la racine du flux lui-même relève du niveau de 'Hessed (bonté).
Les cheveux sont des « vêtements » parce qu’ils divisent la lumière en mèches distinctes, comme la neige divisée en flocons. Ils sont appelés « blancs » parce que la racine de leur flux est le 'Hessed, la bonté, que la Kabbale associe à la couleur blanche.
(וגם השלג יש בו תוקף הלבנונית יותר מבחי׳ עמר נקא וכמ״ש במ״א ע״פ הנותן שלג כצמר).1819 ומים שיורדים ממקום גבוה למקום נמוך (אלא שיורדים בבחי׳ צמצום והתחלקות ההשפעה לפירורים):20212223
(La neige aussi possède une blancheur plus intense que le niveau de la « laine pure », comme cela est expliqué ailleurs à propos du verset « Il donne la neige comme la laine. ») Et [c’est] de l’eau qui descend d’un lieu élevé vers un lieu bas (sauf qu’elle descend sous une forme contractée, le flux étant divisé en fragments).
La neige est encore plus blanche que la « laine pure », comme cela est expliqué ailleurs à propos du verset « Il donne la neige comme la laine. » Le flux est également comparable à l’eau qui, par nature, descend d’un lieu élevé vers un lieu bas, sauf qu’ici elle s’écoule de façon contractée et divisée en petites portions.
Ce paragraphe explique « Son vêtement est blanc comme la neige » : le vêtement supérieur est un Chashmal qui enveloppe tout Atsilout et, comme la neige, « fige » la sagesse divine afin qu’elle puisse descendre, répartie en portions mesurées, puis « fondre » en une sagesse que les êtres créés peuvent saisir.
La longue parenthèse situe précisément le « vêtement » : puisque le Ramaz considère que le Kéter d’Arikh Anpin appartient encore au monde de l’Infini, l’enveloppement de la Guevoura d’Atik dans Mo’ha Stima’a est la première entrée de la Lumière infinie dans Atsilout, et s’effectue par l’intermédiaire d’un makif et d’un écran. C’est pourquoi « les cheveux de Sa tête », enracinés dans le Kéter d’Arikh Anpin, sont plus élevés que le vêtement, et pourquoi l’ascension de « Caresse-la » atteint ce qui est au-dessus d’Atsilout.
Maré mekomot
- 1שהי״ג ת״ד · ראה אוה״ת נ״ך-א ע׳ נז.
- 2
- 3הרמ״ז ר״פ אמור . . כתר אריך נחשב מעולם א״ס · ראה גם להלן שה״ש כג, א. אוה״ת פ׳ נצבים ע׳ א׳רעד.
- 4קרומא דאוירא · Sefer Etz Chaim 13:6
- 5בע״ח שער א״א פ״ז · בדפוס שקלאוו תק״ס. צ״ל (רפ״ו). [כ]. מובא באוה״ת ויקרא-ב ע׳ תקצא. המשך תער״ב ח״ב ע׳ תתקסא.
- 6רקיע המבדיל בין מים למים · Genesis 1:6
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- 10חכמה בראש חכמה בסוף · Zohar, Pinchas 78:481–79:489
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- 15מגבורות גשמים · תענית בתחלתה.
- 16מגבורות גשמים שיורדים · Taanit 2a:1–2
- 17גשמים . . התחלקות . . מבול · Bava Batra 16a:9
- 18ע״פ הנותן שלג כצמר · בסידור עם דא״ח סג, ב. סה״מ תקס״ז ע׳ קכח.
- 19הנותן שלג כצמר · Psalms 147:16
- 20פע״ח . . פ״א · פ״ב (ספ״ג). ע׳ [ע״ח] ש׳ דרושי הצלם דרוש ב׳ [כללים של חו״ג] כלל ט״ז. [כ].
- 21מעלה עליו הפסוק כאילו הקריב · מנחות בסופה.
- 22מים יורדים מגבוה לנמוך · Taanit 7a:15
- 23
Les cheveux : les lois détaillées et le service de Yom Kippour ¶3–4
2. Or, du niveau de « son vêtement est blanc comme la neige », découle le niveau de « les cheveux de sa tête sont comme de la laine pure » : il s’agit des détails des lois concernant les choses matérielles,
La section 2 passe du vêtement aux cheveux. De « son vêtement blanc comme la neige » découle « les cheveux de sa tête comme de la laine pure », que le maamar identifie aux détails des lois portant sur les choses matérielles.
כמו כל מסכת יומא שכל הרעש של הכה״ג [הכהן גדול] שהוא פורש משאר העם ונכנס לפני ולפנים והיה
comme l’ensemble du traité Yoma, où tout le tumulte autour du Kohen Gadol (Grand Prêtre) tient au fait qu’il se sépare du reste du peuple et entre dans le sanctuaire le plus intérieur ; et cela avait lieu
Le traité Yoma en donne l’exemple : tout son drame concerne le Kohen Gadol, qui se sépare du peuple et entre dans le Saint des Saints, le sanctuaire le plus intérieur.
רק פעם א׳ בשנה והי׳ [והיה] צריך חמש טבילות ועשרה קידושין2 וכל העבודה הוא שמזה מדם הפר ומדם השעיר באצבע אחת למעלה ושבע למטה ומונה אחת ואחת3 כו׳.
une seule fois par an, et il devait accomplir cinq immersions et dix sanctifications ; tout le service consiste à asperger du sang du taureau et du sang du bouc avec un doigt, une fois vers le haut et sept fois vers le bas, en comptant : « une, et une », etc.
Cela n’avait lieu qu’une fois par an, avec cinq immersions et dix lavages des mains et des pieds. Au cœur du service, il aspergeait le sang du taureau et celui du bouc, une fois vers le haut et sept fois vers le bas, en comptant à voix haute chaque aspersion ; tout cela relève des lois détaillées concernant des actes matériels.
La section 2 commence par relier « les cheveux de sa tête » aux lois détaillées des actes matériels, en prenant pour exemple le service de Yom Kippour décrit dans le traité Yoma.
Cet exemple rattache la discussion au verset du maamar : « Car en ce jour, Il fera expiation pour vous » : l’ordre du service de Yom Kippour constitue lui-même les « cheveux », des détails matériels précis par lesquels, comme le dit le paragraphe suivant, la Lumière infinie est attirée vers le bas.
Maré mekomot
- 1שער רישיה כעמר נקא · Daniel 7:9
- 2חמש טבילות ועשרה קידושין · Mishnah Yoma 3:3
- 3אחת למעלה ושבע למטה ומונה אחת ואחת · Mishnah Yoma 5:3
4והנה כח זה שיש בגשמיות דם הפר והשעיר להיות נוגע להמשכת אור א״ס [אין סוף] ב״ה הוא דרך בחי׳ שערות
Or, le pouvoir qu’a le sang matériel du taureau et du bouc d’influer sur la descente de la Lumière infinie (Or Ein Sof), béni soit-Il, procède du niveau des cheveux,
Comment le sang matériel peut-il influer sur la descente de la Lumière infinie ? La réponse est qu’il agit à la manière des cheveux.
שהם המשכות מצומצמות שהשערה היא המשכה להיות גילוי אור א״ס [אין סוף] למטה ג״כ אך היינו דוקא ע״י ביטול ומס״נ [ומסירות נפש].
qui sont des flux contractés ; car un cheveu est un flux qui permet à la Lumière infinie de se révéler également ici-bas. Toutefois, cela ne se produit que par l’annulation de soi (bitoul) et le sacrifice de soi (messirout néfech).
Les cheveux sont des canaux étroits et contractés, et pourtant la Lumière infinie se révèle par leur intermédiaire jusque dans les mondes inférieurs. Mais cela ne se produit que par le bitoul et la messirout néfech, c’est-à-dire l’abandon complet de soi à D.ieu.
Les détails matériels du service, comme les cheveux, sont des canaux étroits qui font néanmoins descendre la Lumière infinie, à condition d’être accomplis avec annulation de soi et sacrifice de soi.
La Torah et les mitsvot ¶5
5ועל דרך זה היה לימוד תנאים ואמוראים וכל עסק1 רשב״י [רבי שמעון בר יוחאי]2 היה בנגלה כ״ד קושיות וכ״ד פירוקים3
C’est ainsi qu’étudiaient les Tannaïm et les Amoraïm ; toute l’activité de Rabbi Chimon bar Yo’haï portait sur la Torah révélée : vingt-quatre questions et vingt-quatre résolutions.
Les Sages de la Michna et du Talmud étudiaient de cette manière, à travers les lois particulières, les « cheveux ». Même Rabbi Chimon bar Yo’haï, maître du Zohar, était entièrement occupé par la Torah révélée ; le Talmud (Chabbat 33b) rapporte qu’il résolvait une difficulté de vingt-quatre façons.
וגם בכל פרק4 מפרקי המסכתות שבש״ס [שבששה סדרים] נזכר ר״ש [רבי שמעון] ואפילו בכלים ובנגעים ועוקצין והי׳ [והיה] פטור מתפלה לפי שכל עסק תורתו היה עד״ז [על דרך זה] וכמ״ש ודברי אשר שמתי בפיך.5
De plus, dans chacun des chapitres des traités du Chass, Rabbi Chimon est mentionné, même dans Keilim, Negaïm et Ouktsin. Il était dispensé de la prière, car toute son activité dans l’étude de la Torah était de cette nature, comme il est écrit : « Et Mes paroles, que J’ai placées dans ta bouche. »
Rabbi Chimon est mentionné dans chaque chapitre des traités, même dans Keilim, Negaïm et Ouktsin, traités de l’ordre de Tohorot. Il était dispensé de la prière parce que la Torah était toute son occupation (Chabbat 11a), et le verset « Mes paroles, que J’ai placées dans ta bouche » le décrit.
אך אין כח זה אלא בתורה עצמה, אבל המצות הן מצות המלך שהוא ביטול היש לאין שיהיה יש ויהיה בטל ומל׳ [ומלכות] נק׳ בשם לבוש כמ״ש ה׳ מלך גאות לבש6 שלהיות בחי׳ מל׳ [מלכות]
Cependant, ce pouvoir ne se trouve que dans la Torah elle-même. Les mitsvot, en revanche, sont les commandements du Roi : ils consistent en l’annulation du yesh (quelque chose) devant l’ayin (rien), de sorte qu’il y ait un yesh tout en étant annulé. Mal’hout (souveraineté) est appelée « vêtement », comme il est écrit : « Havaya règne ; Il est revêtu de majesté. » Car, pour ce qui est d’être le niveau de Mal’hout :
Ce pouvoir d’atteindre l’Infini à travers les détails appartient à la Torah elle-même. Les mitsvot sont différentes : ce sont les commandements du Roi, et les accomplir consiste en l’« annulation du yesh devant l’ayin », un soi qui demeure soi tout en se soumettant. Mal’hout, la royauté, est appelée « vêtement », comme dans « Havaya règne ; Il est revêtu de majesté ».
ועל מי מולך הלא כל עצמיות הנבראים וחיותם הוא מבחי׳ מל׳ [מלכות] ואיך שייך לשון מלוכה,
sur qui règne-t-Il ? Pourtant, l’essence entière des êtres créés et leur force vitale proviennent du niveau de Mal’hout ; comment le terme « royauté » peut-il donc s’appliquer ?
Pourquoi la royauté doit-elle être un vêtement ? Un roi a besoin de sujets qui soient autres que lui ; pourtant, l’essence et la force vitale de chaque créature proviennent de la Mal’hout de D.ieu, si bien qu’il n’y aurait personne d’autre sur qui régner.
אלא כל ענין מל׳ [מלכות] הוא למעלה רק בחי׳ לבוש שנעשה לבוש והסתר להיות בחי׳ מל׳ [מלכות] וכמ״ש
Mais tout le concept de Mal’hout en haut n’est que le niveau d’un vêtement : il devient un vêtement et une dissimulation, afin que puisse exister le niveau de Mal’hout. Comme il est écrit :
La Mal’hout de D.ieu est donc un vêtement qui dissimule : elle cache la source divine des créatures, afin qu’elles se sentent séparées ; alors seulement peut-Il régner sur elles.
« Car Havaya Elokim est un soleil et un bouclier » : le niveau d’Elokim est le niveau de Mal’hout ; c’est le niveau du « bouclier », qui est celui d’un vêtement.
Le verset « Havaya Elokim est un soleil et un bouclier » exprime la même idée. Le Nom Elokim désigne Mal’hout, le « bouclier » qui couvre le « soleil » de Havaya ; or un bouclier est une sorte de vêtement.
(Et voyez ce qui est écrit dans le discours commençant par « Ma colombe, dans les fentes », au sujet de « Ma belle » ; voyez aussi la fin du discours commençant par « Tu feras des vêtements sacrés », ainsi que le discours commençant par « Qu’on apporte un vêtement royal ».)
Cette parenthèse renvoie le lecteur à trois autres discours sur Mal’hout en tant que vêtement : « Ma colombe, dans les fentes », dans Likkutei Torah sur le Cantique des Cantiques, au sujet de « Ma belle », puis deux discours dans Torah Ohr, « Tu feras des vêtements sacrés » et « Qu’on apporte un vêtement royal ».
רק בשרש העליון המצות הם גבוהים יותר שהמצות הן מבחי׳ גולגלתא12 ותורה היא בחי׳ מוחא,
Toutefois, dans leur racine supérieure, les mitsvot sont plus élevées, car elles procèdent du niveau de Gulgalta (le crâne), tandis que la Torah est le niveau de Mo’ha (le cerveau).
Pourtant, dans leur racine la plus élevée, les mitsvot sont au-dessus de la Torah. Elles procèdent de Gulgalta, le « crâne » de la Tête supérieure, qui enveloppe le cerveau, tandis que la Torah procède de Mo’ha, le « cerveau » lui-même, la sagesse divine.
אלא שלפי שהמצות הם גבוהים יותר אינם יכולים להיות בבחי׳ התגלות כ״א [כי אם] בבחי׳ לבוש שהוא בחי׳ חיצוניות ומקיף,
Mais, précisément parce que les mitsvot sont plus élevées, elles ne peuvent se révéler intérieurement ; elles ne peuvent apparaître que sous forme de vêtement, c’est-à-dire selon l’aspect extérieur ('hitsoniyout) et enveloppant d’une lumière (makif).
C’est précisément parce que les mitsvot sont plus élevées qu’elles ne peuvent se révéler intérieurement. Elles demeurent un vêtement, une lumière extérieure et enveloppante, comme le crâne qui entoure le cerveau.
אבל התורה שהיא בחי׳ מוחא נעשית בחי׳ מזון ותורתך בתוך מעי13 (וע׳ [ועיין] באגה״ק [באגרת הקודש] ד״ה איהו וחיוהי ועמ״ש בד״ה מזמור שיר חנוכת הבית14 מענין מזון ולבוש כו׳).27
Mais la Torah, qui est du niveau de Mo’ha, devient une nourriture : « Et Ta Torah est dans mes entrailles. » (Voir aussi Igueret HaKodech, l’épître commençant par « Lui et Ses forces vitales » ; et ce qui est écrit dans le discours commençant par « Un psaume, un chant pour l’inauguration de la Maison », au sujet de la nourriture et du vêtement, etc.)
La Torah, étant sagesse, peut être assimilée comme une nourriture : « Ta Torah est dans mes entrailles. » La parenthèse renvoie à Igueret HaKodech, épître 20, et au discours « Un psaume, un chant pour l’inauguration de la Maison », dans Likkutei Torah, à propos de la distinction entre nourriture et vêtement.
והנה כדי להיות המשכת המצות למטה הוא רק כמו כן בבחי׳ שערות ושער רישיה כעמר נקא שעי״ז נמשך למטה בכה״ג [בכהן גדול] כמו בסדר עבודת יוהכ״פ [יום הכפורים] הנ״ל
Or, pour que les mitsvot soient attirées ici-bas, cela se fait également uniquement par le niveau des cheveux : « les cheveux de Sa tête sont comme de la laine pure » ; c’est ainsi qu’elles sont attirées ici-bas par l’intermédiaire du grand prêtre, comme dans l’ordre du service de Yom Kippour mentionné plus haut.
Pour être attirées ici-bas, les mitsvot doivent elles aussi passer par les « cheveux », « les cheveux de Sa tête comme de la laine pure ». Cela se faisait par l’intermédiaire du grand prêtre, dans le service de Yom Kippour décrit plus haut.
וגם זה הוא ע״י ביטול כי כה״ג [כהן גדול] נק׳ כהנא רבה בחי׳ ביטול רק לפי שזה הביטול הוא ביטול היש לכן תלוי בזמן ובמקום בקדשי קדשים דוקא,
Cela aussi se fait par l’annulation de soi (bitoul), car le grand prêtre est appelé Kahana Rabba (« le grand prêtre »), le niveau du bitoul. Toutefois, puisque ce bitoul est celui d’un être existant, il dépend du temps et du lieu : exclusivement dans le Saint des Saints.
Cela aussi repose sur le bitoul, car le grand prêtre est appelé Kahana Rabba, « le grand prêtre », ce que l’Alter Rebbe identifie au niveau du bitoul. Mais il s’agit du bitoul d’un être existant, d’un moi qui subsiste ; il est donc lié à un temps et à un lieu déterminés : seulement à Yom Kippour, et seulement dans le Saint des Saints.
אבל התורה אע״פ [אף על פי] שהוא איש זר ולומד בלילה דלאו זמן הקרבה היא אעפ״כ [אף על פי כן] מעלה עליו הכתוב כאלו הקריב15 בזמנו ובמועדו.16
Mais, pour la Torah, même si celui qui l’étudie est un non-kohen et l’étudie la nuit, alors que ce n’est pas le moment d’offrir un sacrifice, l’Écriture le lui compte néanmoins comme s’il l’avait offert en son temps et à la date prescrite.
L’étude de la Torah ne connaît pas de telles limites. Même un non-kohen qui étudie les lois des sacrifices la nuit, alors qu’aucun sacrifice ne peut être offert, est considéré par l’Écriture comme s’il l’avait offert au moment prescrit.
לפי שהתורה היא בבחי׳ אין ממש והיינו לפי שעיקר לימוד התורה ברעותא דליבא תליא מילתא שיהיה בטל במחשבתו ודבורו וזה יכול להיות בעסקו בתורה,
Car la Torah est du niveau du véritable ayin. Cela signifie que l’essentiel de l’étude de la Torah dépend du désir du cœur : il faut que l’homme s’annule dans sa pensée et dans sa parole ; et cela est possible lorsqu’il s’adonne à la Torah.
La raison en est que la Torah est du niveau du véritable ayin, du néant devant D.ieu. Son essence « dépend du désir du cœur » : la pensée et la parole de l’homme doivent être annulées devant D.ieu, et cela est possible dans l’étude de la Torah.
אבל במצוה בעשיי׳ [בעשייה] גשמית ע״י הגוף העושה אין זה ביטול ממש רק ביטול היש לאין
Mais, dans une mitsva accomplie par un acte matériel au moyen du corps qui l’exécute, il ne s’agit pas d’un bitoul véritable, mais seulement de l’annulation de l’être existant devant le néant,
Une mitsva, en revanche, est un acte matériel accompli par le corps, et ne peut donc relever d’un bitoul complet. Il s’agit du bitoul d’un être existant, qui demeure lui-même tout en obéissant.
שהוא עושה ומקיים מצות המלך שזהו בחי׳ עבד שהוא נפרד משא״כ עסק התורה הוא בבחי׳ בן, וזהו אם כבנים אם כעבדים17 כו׳.
car il accomplit et observe le commandement du Roi ; c’est là le niveau du serviteur, qui est séparé. L’étude de la Torah, au contraire, est du niveau du fils. C’est le sens de « soit comme des fils, soit comme des serviteurs », etc.
Celui qui accomplit une mitsva exécute le commandement du Roi en serviteur, séparé de son maître, tandis que l’étude de la Torah exprime la proximité d’un fils. Cette formule vient de la prière de Moussaf de Roch Hachana, « Aujourd’hui, le monde a été conçu » : « soit comme des fils, soit comme des serviteurs ». »
אך הנה זה לעומת זה עשה האלקים18 וכל סטרא דקליפה הוא רק בחי׳ יש הקנאה והתאוה והכבוד19 מוציאין את האדם מן העולם20 וכבוד חכמים ינחלו.2122
Mais voici que « D.ieu a fait l’un correspondant à l’autre », et tout le côté de la kelipa (l’écorce) n’est que le niveau du yesh : « L’envie, la convoitise et l’honneur font sortir l’homme du monde. » Et « les sages hériteront de l’honneur ».
La sainteté a son pendant : la kelipa, le côté opposé à la sainteté, n’est que yesh, affirmation de soi. Pirkei Avos enseigne que l’envie, la convoitise et l’honneur « font sortir l’homme du monde », tandis que les Proverbes disent que « les sages hériteront de l’honneur ».
שמי שהוא בבחי׳ חכמה כח מ״ה [מה] אין הכבוד עושה אותו יש ולכן מפני שיבה תקום23 וכן ועשית בגדי קדש לאהרן אחיך לכבוד24 כו׳,
Car celui qui se trouve au niveau de 'Hokhma, koach mah, n’est pas rendu yesh par l’honneur. C’est pourquoi « devant les cheveux blancs tu te lèveras » ; de même : « Tu feras des vêtements sacrés pour Aaron, ton frère, en vue de l’honneur », etc.
Les deux s’accordent : celui qui possède la 'Hokhma dans son véritable sens, koach mah, « la faculté du quoi », se considère comme rien ; l’honneur ne peut donc pas le rendre yesh. C’est pourquoi on lui témoigne de l’honneur, comme dans « devant les cheveux blancs tu te lèveras », et pourquoi les vêtements d’Aaron sont confectionnés « en vue de l’honneur ».
משא״כ מי שאינו בבחי׳ כח מ״ה [מה] יכול להיות נמשך לבו אחר הכבוד ונעשה יש וגס רוח.
En revanche, chez celui qui ne se trouve pas au niveau de koach mah, le cœur peut se laisser entraîner par l’honneur ; il devient alors yesh et présomptueux.
Celui qui est dépourvu de ce bitoul se laisse entraîner par l’honneur, qui fait de lui un yesh, présomptueux.
וזהו עיקר ע״ז [על זה] שמחשיב א״ע [את עצמו] ליש דקרו לי׳ אלקא דאלהא ולכן ארז״ל [אמרו רבותינו זכרונם לברכה] מי שיש בו גסות הרוח25 כו׳.26
Et telle est l’essence de l’idolâtrie : il se considère lui-même comme un yesh, [alors même] qu’ils L’appellent « le D.ieu des dieux ». C’est pourquoi nos Sages, de mémoire bénie, ont dit : « Celui qui est habité par l’orgueil », etc.
C’est là la racine de l’idolâtrie : les idolâtres eux aussi appellent D.ieu « le D.ieu des dieux », mais ils considèrent d’autres choses comme des êtres ayant une existence propre ; celui qui se considère comme un yesh agit de même. C’est pourquoi les Sages ont dit que celui qui est habité par l’orgueil, c’est comme s’il adorait des idoles.
L’étude de la Torah peut être un véritable bitoul et, ainsi, atteindre l’Infini sans les limites du temps ni de l’espace ; les mitsvot, dont la racine est encore plus élevée, ne se manifestent ici-bas que comme un vêtement et comme l’annulation d’un yesh, liée au temps et à l’espace. Le contraire du bitoul — le yesh de l’honneur et de l’arrogance — est la racine de l’idolâtrie.
Igueret HaKodech 20, à laquelle le texte renvoie, présente la même image : dans Arikh Anpin, les mitsvot se trouvent dans Gulgalta et la racine de la Torah dans Mo’ha Stima’a, tandis qu’en bas, les mitsvot se trouvent dans Mal’hout et la Torah dans Zeir Anpin. Dans une lettre citée dans les notes de Kehot, le Rabbi explique pourquoi le texte ajoute « même dans Keilim, Negaïm et Ouktsin » : Keilim avait déjà été organisé avant la génération de Rabbi Chimon, Negaïm compte parmi les études les plus ardues et Ouktsin est rarement étudié.
Maré mekomot
- 1וכל עסק הרשב״י הי׳ בנגלה · ראה לקו״ש חכ״ב ע׳ 328.
- 2וכל עסק רשב״י · ראה לקו״ש ח״ז ע׳ 343 בהע׳ התנא הגדול. אגה״ק סכ״ו קמג, א.
- 3כ״ד קושיות וכ״ד פירוקים · Shabbat 33b
- 4וגם — בכל פרק · ראה הערת כ״ק אדמו״ר בהערות וציונים לעיל יט, א. לכאורה, כמה פרקים ישנם שלא נזכר בהם — אלא הכוונה לאו דוקא במשנה, כ״א גם בתוספתא וגמרא. ומה שלא נזכר ר״ש בכל פרק שבמס׳ תמיד מדות קנים, אין למדים מן הכללות ואפילו במקום שנאמר בהם חוץ. ואם יחסרון מפרקי הש״ס פרקים אחדים — בכ״ז ראית הלקו״ת חזקה היא.
- 5ודברי אשר שמתי בפיך · Isaiah 59:21
- 6ה׳ מלך גאות לבש · Psalms 93:1
- 7כי שמש ומגן ה״א · שם פד, יב.
- 8כי שמש ומגן ה׳ אלקים · Psalms 84:12
- 9בד״ה יונתי בחגוי · לקו״ת שה״ש יז, ב. בלקו״ת שם מציין גם לשני המקומות שבתו״א דלקמן, אבל מקודם מוסיף ”ועמ״ש בד״ה תקעו בחדש שופר [לקו״ת ר״ה נג, ד] מענין ה׳ מלך גאות לבש כו׳ שבחי׳ מלכות נקרא לבוש ושההמשכה להיות מלך העולם הוא ע״י המצות כו׳ וע׳ מזה בד״ה בשעה שהקדימו ישראל נעשה לנשמע גבי עושי דברו כו׳”.
- 10יונתי — סד״ה ועשית בגדי קדש · תו״א פב, ד.
- 11ובד״ה יביאו לבוש מלכות · תו״א צ, ג.
- 12שהמצות הן מבחי׳ גולגלתא · Zohar III, 129a
- 13ותורתך בתוך מעי · Psalms 40:9
- 14בד״ה מזמור שיר חנוכת הבית · לקו״ת ברכה צח, ד.
- 15ולומד בלילה דלאו זמן הקרבה היא אעפ״כ מעלה עליו הכתוב כאלו הקריב · Menachot 110a:8–9
- 16ועוד · בלקו״ת מדבר עד״ז שעסק ר״ש בנגלה בקושיות ופירוקים כו׳ ומס׳ הנ״ל אין ענינם הלכות, כי אם מדות בנ״א וכיו״ב, שלכן לכמה מפרשים אין אבות נכנסת במנין סמ״ך מסכתות הש״ס. וכן תמיד ומדות — אינם אלא סיפור כו׳ וכמ״ש בהקדמת פיה״מ. (ועפ״ז מתורץ ג״כ שלא יחלוק הסמ״ג שמונה ס״ג מס׳ על שהש״ר (ו, ט) שמונה ס׳ מס׳ של הלכות). ומה שמוסיף שנזכר ר״ש ואפילו ”בכלים ובנגעים ובעוקצין” — במה נשתנו מס׳ אלו, אשר, לכאורה, בהם לא הי׳ צ״ל נזכר ר״ש, ומחדש דאפילו בהם נזכר. י״ל דהחידוש בכלים הוא, כי היא כבר היתה סדורה מקודם לזמן ר׳ יוסי בן דורו של ר׳ שמעון, וכדמוכח מדברי ר״י (סוף כלים): אשריך כלים כו׳. ונגעים (והראשון דל׳ המורגל בש״ס ”נגעים ואהלות” נקט. וגם לאהלות כוונתו, ואטו כי רוכלא ליזל וליחשוב) — שהוא לימוד קשה ביותר. וכדמשמע בב״מ (נט, א). ועייג״כ חגיגה (יא, א. יד, א) סנה׳ (פז, א). ובעוקצין — מסכת שלימודה אינו מצוי. וכדמשמע בהוריות (יג, ב). ועייג״כ ברכות (כ, א). ועצ״ע בכ״ז (ממכתב כ״ק אדמו״ר).
- 17אם כבנים אם כעבדים · פיוט היום הרת במוסף דר״ה.
- 18זה לעומת זה עשה האלקים · Ecclesiastes 7:14
- 19הקנאה והתאוה והכבוד · אבות פ״ד, מכ״א.
- 20הקנאה והתאוה והכבוד מוציאין את האדם מן העולם · Pirkei Avot 4:21
- 21וכבוד חכמים ינחלו · משלי סוס״י ג. [כ].
- 22וכבוד חכמים ינחלו · Proverbs 3:35
- 23מפני שיבה תקום · Leviticus 19:32
- 24ועשית בגדי קדש לאהרן אחיך לכבוד · Exodus 28:2
- 25אמרז״ל מי שיש בו גסות הרוח · Sotah 4b:8–9
- 26והי׳ פטור מן התפלה · Shabbat 11a
- 27באגה״ק בד״ה איהו וחיוהי · סי׳ כ דף קלא, א.
Les deux aspects de la kelipa ¶6–7
6והנה כמו שבקדושה יש ב׳ בחי׳ תורה ומצות שהן פנימיות וחיצוניות כנ״ל כך ג״כ לעומת זה יש ב׳ דברים חיצוניות ופנימית חיצונית
Or, de même que dans le domaine de la sainteté, il y a deux niveaux — la Torah et les mitsvot — qui sont la dimension intérieure (pnimiyout) et la dimension extérieure ('hitsoniyout), comme mentionné plus haut, de même, à l’opposé, il existe deux choses : une dimension extérieure et une dimension intérieure. La dimension extérieure
La sainteté comporte deux dimensions : la Torah est la dimension intérieure et les mitsvot, la dimension extérieure, comme expliqué plus haut. À leur opposé, la kelipa comporte elle aussi une dimension extérieure et une dimension intérieure.
היינו גסות בבחי׳ לבושים ומקיפים, ופנימית היינו תאוות זולל וסובא1 והכל הוא בנוגה שחיצונית שלה רע ופנימית טוב ולפעמים עולה הכל ונכלל בטוב, ולפעמים להפך2 כמ״ש בסש״ב [בספר של בינונים] פ״ז [פרק ז׳].
est l’arrogance, sous la forme de vêtements et d’enveloppements (makifim) ; la dimension intérieure est le désir du « glouton et de l’ivrogne ». Tout cela relève de noga, dont la partie extérieure est mauvaise et la partie intérieure bonne ; parfois, l’ensemble s’élève et est inclus dans le bien, et parfois c’est l’inverse, comme il est expliqué dans Sefer Shel Beinonim, chapitre 7.
La dimension extérieure est l’arrogance, qui agit comme des vêtements et des enveloppes autour de la personne. La dimension intérieure est le désir corporel, comme celui du « glouton et de l’ivrogne » dans la Torah. Tous deux relèvent de noga, le domaine dont la partie extérieure est mauvaise et la partie intérieure bonne ; il peut s’élever vers la sainteté ou, à l’inverse, être entraîné vers le bas, comme l’explique le Tanya, chapitre 7.
La kelipa reflète la sainteté en ayant une dimension extérieure — l’arrogance — et une dimension intérieure — le désir corporel. Toutes deux relèvent de noga, qui peut être élevée vers le bien ou entraînée vers le mal.
Le Tanya, chapitre 7, explique que la kelipat noga se situe entre les trois kelipot entièrement impures et la sainteté : parfois, elle est incluse dans les kelipot impures et, parfois, elle s’élève dans la sainteté, comme lorsque ce qui est permis est utilisé au service de D.ieu.
Maré mekomot
- 1זולל וסובא · Deuteronomy 21:20
- 2בנוגה שחיצונית שלה רע ופנימית טוב ולפעמים עולה הכל ונכלל בטוב, ולפעמים להפך · Tanya, Likkutei Amarim 7
7והנה בחי׳ הפנימית יכולים להפך בעצמם מרע לטוב כמו איש אשר בסובאי יין וזוללי בשר1 אם למחר מתפלל בכח האכילה הרי הרע עצמו מתהפך לטוב2 ונעשה מרע טוב,
Or, le niveau intérieur peut lui-même être transformé du mal en bien. Par exemple, un homme qui fait partie de ceux qui « s’enivrent de vin et se gorgent de viande » : si, le lendemain, il prie avec la force que lui a donnée la nourriture, le mal lui-même se transforme en bien et devient bon.
Les désirs intérieurs peuvent eux-mêmes être transformés en bien. Si quelqu’un qui a abusé de viande et de vin prie ensuite, le lendemain, avec la force que la nourriture lui a donnée, le mal lui-même devient bon.
אבל החיצוניות ולבושי׳ [ולבושין / ולבושים] אינו נעשה מהם דבר טוב שיוכל לקבל הכבוד להיות נתפס בתוכו שלא יהיה יש.
Mais de la dimension extérieure et de ses vêtements, rien de bon n’est produit, qui lui permettrait de recevoir l’honneur et de le contenir en lui sans devenir un yesh.
Le côté extérieur, l’orgueil et ses « vêtements », ne peuvent pas être transformés de cette manière. Une personne ne peut contenir l’honneur en elle sans devenir un yesh.
Le désir corporel peut être transformé en sainteté, mais l’orgueil ne le peut pas : il faut l’écarter. Cela prépare la distinction que le maamar établit maintenant entre « sur vous » et « de tous vos péchés ».
Le Mitteler Rebbe, cité dans les notes de Kehot, demande comment la transformation peut s’opérer dans les deux sens. Il répond que, quel que soit le côté qui l’emporte — le bien intérieur ou le mal extérieur —, il entraîne l’autre en lui, jusqu’à ce que le raffinement sépare la part mauvaise de la part bonne.
Maré mekomot
- 1בסובאי יין וזוללי בשר · Proverbs 23:20
- 2אם למחר מתפלל . . הרי הרע עצמו מתהפך לטוב · במאמרי אדה״א ויקרא-ב ע׳ תקיא מקשה ”איך יוכל להיות ההתהפכות בשני אופנים הפכיים, כי אחר שנתהפך הטוב לרע איך יוכל אח״כ להתהפך הרע לטוב, וכן להיפך אחר שהתפלל בכח האכילה ההיא איך יזין לו המאכל”, ומפרש ”משום דפנימי׳ הטוב כשגובר ונכלל בו בחי׳ חיצוניות הרע ומתהפך כולו לטוב וכשחיצוניות הרע גובר יכלל בו בחי׳ הפנימיות ונעשה כולו רע . . כשמתברר ונופל החלק הרע ונבדל בפ״ע וחלק הטוב [הוא] בפ״ע” ע״ש.
Deux sortes de purification ¶8
8ולכן כי ביום הזה יכפר עליכם לטהר אתכם1 עליכם דוקא מה שהוא בחינת מקיף יכפר יקנח ויעביר לגמרי ואת רוח הטומאה אעביר2 כי תעביר ממשלת זדון.3
C’est pourquoi : « Car en ce jour, Il fera expiation pour vous (aleikhem), afin de vous purifier » : aleikhem, « sur vous », précisément ; ce qui relève d’un niveau enveloppant (makif), « Il fera expiation » : Il l’effacera et l’écartera entièrement. « Et l’esprit d’impureté, Je l’écarterai » ; « car Tu feras disparaître le règne de l’arrogance ».
Cela explique le verset : « Il fera expiation pour vous (aleikhem) » signifie « sur vous », ce qui se trouve à l’extérieur, le niveau enveloppant de l’orgueil. Celui-ci est effacé et entièrement écarté, comme dans « l’esprit d’impureté, Je l’écarterai » et dans la prière des Jours redoutables : « car Tu feras disparaître le règne de l’arrogance ».
אבל מכל חטאתיכם פנימית שבכם לפני הוי׳ תטהרו בעצמיכם והיינו לפני הוי׳ דהיינו ממעמקים קראתיך4 הוי׳ כאדם הקורא לחבירו שיבא
Mais « de tous vos péchés », le péché intérieur qui est en vous : « devant Havaya, vous serez purifiés », en vous-mêmes. C’est-à-dire que « devant Havaya » signifie : « Des profondeurs, je T’appelle, Havaya », comme une personne qui appelle son prochain pour qu’il vienne
Les péchés intérieurs, ceux qui relèvent du désir, sont purifiés « devant Havaya », dans la personne elle-même. « Devant Havaya » renvoie à « Des profondeurs, je T’appelle, Havaya », comme une personne qui en appelle une autre pour qu’elle vienne à elle.
אצלו כך קוראין וממשיכים בחי׳ הוי׳ ע״י ממעמקים עומקא דליבא שצועק הלב בקרבו והיא בחינת א״ס [אין סוף] שבנפשו שעי״ז מעורר בחי׳ א״ס [אין סוף] שממעמקים למעלה משם הוי׳.
auprès d’elle ; de même, on appelle et l’on attire le niveau de Havaya par « des profondeurs », la profondeur du cœur (oumka deliba), où le cœur crie en son sein. C’est là le niveau de l’Infini (Ein Sof) qui est dans son âme ; par lui, il éveille le niveau de l’Infini des « profondeurs », qui est au-dessus du Nom Havaya.
De même, un cri issu de la profondeur du cœur appelle et attire le niveau de Havaya. Cette profondeur est l’infini dans l’âme et, par elle, la personne éveille l’Infini, les « profondeurs » qui sont au-dessus du Nom Havaya.
Les deux expressions du verset correspondent désormais aux deux aspects de la kelipa : l’extérieur, l’orgueil, est effacé « sur vous », tandis que l’intérieur est purifié par le cri personnel issu des profondeurs, qui atteint l’Infini au-dessus du Nom Havaya.
Ici, lifnei, « devant », est compris comme ce qui précède et transcende le Nom Havaya, atteint par le cri « des profondeurs ». Le paragraphe 9 concilie cette interprétation avec un passage du Zohar qui comprend lifnei comme Mal'hout.
Maré mekomot
- 1כי ביום הזה יכפר עליכם לטהר אתכם · Leviticus 16:30
- 2ואת רוח הטומאה אעביר · Zechariah 13:2
- 3כי תעביר ממשלת זדון · תפלת ימים נוראים.
- 4ממעמקים קראתיך הוי׳ · Psalms 130:1
L’élévation de Mal'hout à Yom Kippour ¶9
9והיינו דוקא ביום הזה הוא יוהכ״פ [יום הכפורים] עליית המל׳ [המלכות]12 להיות פב״פ [פנים בפנים] שהמל׳ [שהמלכות] היא מקור הנבראים ומחיה אותם
Et cela a lieu précisément « en ce jour », qui est Yom Kippour : Mal'hout s’élève pour être face à face. Car Mal'hout est la source des êtres créés et leur donne la vie,
Pourquoi « en ce jour » ? Parce qu’à Yom Kippour, Mal'hout s’élève pour être « face à face ». Mal'hout est la source des êtres créés et leur donne la vie ; ordinairement, elle est donc tournée vers eux.
ועתה היא עולה לקבל פנים עליונים דא״ס [דאין סוף] את פניך3 הוי׳ אבקש, ולכן אין עולים לתורה ביוהכ״פ [ביום הכפורים] רק ששה45 לפי שהמל׳ [שהמלכות] שהיא בחי׳ שביעית עלתה למעלה.6
et à présent elle s’élève pour recevoir la Face supérieure de l’Infini (Ein Sof) : « Ta face, Havaya, je rechercherai. » C’est pourquoi, à Yom Kippour, seuls six hommes sont appelés à la Torah, car Mal'hout, qui est le septième niveau, s’est élevée au-dessus.
À Yom Kippour, Mal'hout s’élève pour recevoir la Face supérieure de l’Infini, comme il est dit : « Ta face, Havaya, je rechercherai. » Voilà pourquoi seuls six hommes sont appelés à la Torah à Yom Kippour : Mal'hout, le septième niveau, s’est élevée au-dessus.
(ועיין בפי׳ לפני7 הוי׳ בזהר ח״ג [חלק ג׳] ס״ז א׳ וע״פ פי׳ המק״מ [המקדש מלך] שם בשם הרח״ו [הרבי חיים ויטאל] מובן כמשנ״ת [כמו שנתבאר] כאן דלפני היינו למעלה יותר כו׳, אכן בזהר תרומה דק״ע ע״ב פי׳ כי מלפני הוא בחי׳ שלמעלה משם הויה
(Voir l’explication de « devant Havaya » dans le Zohar, III, 67a ; selon l’explication du Mikdash Melech à cet endroit, au nom de Rabbi Chaim Vital, on comprend, comme cela a été expliqué ici, que « devant » signifie plus haut, etc. Toutefois, dans le Zohar, section Terumah, 170b, il est expliqué que « d’avant » (milifnei) désigne le niveau qui est au-dessus du Nom Havaya,
Cette parenthèse met en regard deux interprétations de « devant Havaya » dans le Zohar. La première, dans le Zohar sur Acharei, selon l’explication du Mikdash Melech au nom de Rabbi Chaim Vital, concorde avec ce maamar : « devant » signifie plus haut. La seconde, dans le Zohar sur Terumah, distingue les termes : « d’avant » (milifnei) désigne le niveau situé au-dessus du Nom Havaya.
אבל לפני היינו בחי׳ מלכות שהיא בחינת שקודם לשם הויה מלמטה למעלה, וגם לפי׳ ההוא אין סתירה למש״כ [למה שכתוב] דהוא בחי׳ ממעמקים שלמעלה משם הוי׳ כי הנה יוהכ״פ [יום הכפורים] הוא עליי׳ [עלייה] המל׳ [המלכות] בעתיק.
tandis que « devant » (lifnei) désigne le niveau de Mal'hout, qui précède le Nom Havaya lorsqu’on compte de bas en haut. Pourtant, même selon cette explication, il n’y a pas de contradiction avec ce qui a été écrit, à savoir qu’il s’agit du niveau « depuis les profondeurs », qui est au-dessus du Nom Havaya ; car, à Yom Kippour, Mal'hout s’élève en Atik.
Dans cette seconde interprétation, « devant » (lifnei) désigne Mal'hout, le niveau qui vient juste avant Havaya quand on compte de bas en haut. Il n’y a pourtant aucune contradiction : à Yom Kippour, Mal'hout s’élève en Atik, le niveau intérieur de Kéter.
א״כ [אם כן] ב׳ הפי׳ עולים בקנה אחד שהבחי׳ מל׳ [מלכות] שהיא לפני שם הוי׳ ממטה למעלה עולה ביוהכ״פ [ביום הכפורים] לבחי׳ א״ס [אין סוף] שלמעלה משם הוי׳ ולכן עי״ז תטהרו גם אתם והיינו כמ״ש בזהר תצוה דקפ״ה ע״ב ע״פ כי ביום הזה89 יכפר.
Ainsi, les deux interprétations concordent : le niveau de Mal'hout, qui est « devant » le Nom Havaya lorsqu’on compte de bas en haut, s’élève à Yom Kippour jusqu’au niveau de l’Infini, au-dessus du Nom Havaya ; et, par là, « vous aussi, vous serez purifiés ». C’est comme il est écrit dans le Zohar, section Tetzaveh, 185b, à propos du verset : « Car en ce jour il fera expiation » :
Les deux interprétations sont donc vraies simultanément : Mal'hout, qui est « devant Havaya » quand on compte de bas en haut, s’élève à Yom Kippour jusqu’à l’Infini, au-dessus du Nom. Par cette élévation, le peuple aussi est purifié, comme le dit le Zohar sur Tetzaveh à propos de « Car en ce jour il fera expiation ».
יכפר ביום הזה וינקי ליה בקדמיתא וכל דא עליכם ופי׳ במק״מ [במקדש מלך] תחלה יתוקן מדת המל׳ [המלכות] שנק׳ היום הזה ואח״כ [ואחר כך] ישראל והיינו שע״י עליי׳ [עלייה] המל׳ [המלכות] בא״ס [באין סוף] עי״ז יתוקנו כל הפגמים כי אנת הוא שלימותא דכולהו)
« Il fera expiation en ce jour et le purifiera d’abord, et tout cela est pour vous. » Le Mikdash Melech explique : l’attribut de Mal'hout, appelé « ce jour », est d’abord rectifié, puis Israël. Autrement dit, grâce à l’élévation de Mal'hout dans l’Infini, toutes les déficiences sont rectifiées, car « Tu es la perfection de tous ». )
Le Zohar comprend le verset comme signifiant que « ce jour » est d’abord purifié, puis seulement « pour vous ». Le Mikdash Melech explique que Mal'hout, appelée « ce jour », est rectifiée en premier, puis Israël, puisque son élévation dans l’Infini répare toutes les déficiences, car « Tu es la perfection de tous ».
(ועיין עוד ע״פ כי ביום הזה כו׳ בזהר ויקרא ט״ו ב׳ ובפ׳ אחרי ס״ב ב׳ ס״ד א׳ ובפ׳ אמור דק״ב האזינו דר״צ סע״ב [סוף עמוד ב]):101112
(Voir aussi, à propos de « Car en ce jour », etc., le Zohar sur Vayikra, 15b ; sur Parshas Acharei, 62b et 64a ; sur Parshas Emor, folio 102 ; et sur Haazinu, à la fin de 290b.)
Le maamar se termine par d’autres références aux passages du Zohar sur « Car en ce jour », dans Vayikra, Acharei, Emor et Haazinu.
À Yom Kippour, Mal'hout s’élève face à face dans l’Infini, au-dessus du Nom Havaya. Les deux interprétations du Zohar concernant « devant Havaya » concordent sur ce point : par cette élévation, Mal'hout est purifiée en premier, puis Israël.
Pri Etz Chaim, cité dans les notes de Kehot, décrit étape par étape l’élévation de Mal'hout au fil des prières de Yom Kippour. Likkutei Torah sur Masei, également cité dans ces notes, rapporte l’explication de Pri Etz Chaim selon laquelle Mal'hout, le septième niveau, s’élève dans la dimension intérieure d’Imma, au-dessus de Zeir Anpin, et renvoie à cette explication de « Car en ce jour il fera expiation ».
Maré mekomot
- 1יוהכ״פ עליית המל׳ · פע״ח שער יוה״כ ספ״א. לקמן שבת שובה סה, ד. מאמרי אדהאמ״צ דברים-ג ע׳ א׳קה. ועוד.
- 2יוהכ״פ עליית המל׳ · Pri Etz Chaim, Gate of Yom Kippur 1:12–15
- 3את פניך הוי׳ אבקש · Psalms 27:8
- 4ביוהכ״פ רק ששה · מגילה פ״ג מ״א. פוסקים בהל׳ יו״כ.
- 5ביוהכ״פ רק ששה · Megillah 21a
- 6בחי׳ שביעית עלתה למעלה · ראה לקמן פ׳ מסעי צ, ג. וראה אוה״ת פ׳ אחרי ע׳ פט.
- 7לפני הוי׳ · Zohar, Achrei Mot 31:193–33:203
- 8כי ביום הזה · Zohar, Achrei Mot 18:110–19:118
- 9כי ביום הזה · Zohar, Achrei Mot 21:130–23:144
- 10
- 11
- 12
Maamar terminé ?
Marquez-le comme étudié ; il compte pour la semaine et pour le siyoum de l’année.
Dans la avoda
Contempler la grandeur infinie de D.ieu devrait faire ressentir à une personne combien elle est éloignée de Lui ; sa consolation est l’étude de la Torah avec une véritable annulation de soi, de sorte que sa pensée et sa parole soient revêtues du vêtement même de D.ieu. Les désirs corporels peuvent être transformés en bien, comme lorsqu’on prie avec la force que la nourriture nous a donnée ; l’orgueil et la quête des honneurs ne peuvent pas être transformés en bien et doivent être éliminés, ce que Yom Kippour accomplit « sur vous ». Quant aux péchés intérieurs, ils sont purifiés en criant vers D.ieu du plus profond du cœur.
Questions à discuter
- Pourquoi la « vie de douleur » due à l’éloignement de D.ieu trouve-t-elle sa consolation précisément dans l’étude de la Torah ?
- Comment les analogies de la neige et de la parabole d’un maître expliquent-elles la manière dont la sagesse divine atteint les êtres créés ?
- Si les mitsvot ont une racine plus élevée que la Torah, pourquoi l’étude de la Torah constitue-t-elle la véritable annulation de soi ?
- Pourquoi le désir corporel peut-il être transformé en bien, alors que l’orgueil ne peut qu’être éliminé ?
- Comment les deux interprétations du Zohar de « devant Havaya » s’accordent-elles à Yom Kippour ?